Les récentes frappes en Iran ont provoqué une hausse immédiate de 13 % du prix du pétrole à l'ouverture des marchés.
Cette volatilité s'explique par la position stratégique du détroit d'Ormuz, passage maritime névralgique par lequel transite une part majeure de la production mondiale.
Bien que l'Iran dépende de ses exportations vers la Chine, toute menace sur ce corridor fait bondir les frais d'assurance des pétroliers, impactant directement le prix à la pompe.
Parallèlement, malgré l'ouverture des bourses dans le rouge, les experts conseillent aux investisseurs de ne pas céder à la panique, les crises historiques n'étant souvent que des «virgules» dans le rendement à long terme.
Écoutez la chronique économique d'Alexandre Leblond, lundi matin au micro de Catherine Brisson.
«Même si l'Iran décide de ne pas jouer cette carte-là [bloquer le détroit], le simple fait que l'assurance pour les bateaux augmente, pour nous, ultimement, ce matin, quand on est aux postes de gaz, ça pourrait nous causer un désagrément.»