Malgré une hausse subite de 13 % du prix du baril à l'ouverture des marchés, Normand Mousseau se veut rassurant: nous sommes en situation de surcapacité de production mondiale et les réserves sont pleines.
L'Iran ne produit que 3 millions de barils par jour, et ses capacités de contre-attaque réelle restent limitées.
Si le pétrole québécois, largement issu de sources canadiennes, ne risque pas de pénurie, le conflit pourrait néanmoins perturber le transport maritime dans le détroit d'Ormuz.
Les consommateurs pourraient constater des retards d'approvisionnement pour des marchandises venant de Chine ou d'Inde, sans que cela n'atteigne toutefois la gravité des blocages connus durant la pandémie.
Écoutez Normand Mousseau, directeur scientifique de l'Institut de l'énergie Trottier à Polytechnique, expliquer le tout lundi matin.