C’est rarissime à l’Assemblée nationale: voir des syndicats saluer un projet de loi plutôt que de le contester. Et pourtant, c’est ce qui se passe avec le projet de loi 15 qui réforme les professions en santé, actuellement étudié en commission parlementaire.
Tant les optométristes, les sages-femmes, l’ordre des pharmaciens, l’ordre des infirmières et même la FIQ, parlent d’avancées majeures.
Pourquoi? Parce que le projet de loi 15 est perçu comme une opportunité d'élargir les pratiques de plusieurs professions, dont les infirmières - une première depuis plus de 20 ans - et de véritablement désengorger notre système de santé.
Écoutez la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Julie Bouchard, réagir à Lagacé le matin mercredi.
«C'est une occasion rare. Et cette occasion-là, il ne faut pas la manquer pour pouvoir se mettre les deux mains dans l'organisation du travail. [...] Ce qu'on demande au gouvernement, c'est d'aller encore plus loin dans l'élargissement de la pratique professionnelle. C'est indispensable quand on sait à quel point les besoins de la population en matière de santé sont omniprésents...»