La réforme du Code criminel canadien suscite de vives tensions à Ottawa concernant l'exception religieuse liée aux discours haineux.
Actuellement, cette clause permet à une personne accusée d'incitation à la haine d'être acquittée si ses propos s'appuient sur un texte sacré.
Le Bloc québécois, appuyé par un large consensus au Québec, réclame l'abolition de cette mesure, dénonçant le fait que des individus puissent s'en servir comme bouclier juridique.
Les libéraux, qui avaient initialement conclu une entente avec le Bloc, semblent maintenant hésiter, coincés entre la laïcité québécoise et la défense des libertés individuelles prônée par les conservateurs au Canada anglais.
Écoutez la chronique sur la politique fédérale de Dimitri Soudas, mercredi, au micro de Patrick Lagacé.
«Ce que le Bloc demande [...] c’est de ne pas se cacher derrière des textes religieux pour inciter la haine.»