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Survivant des attentats du 11 septembre 2001

«Le choc est d'une violence inouïe, la tour se met à osciller» -Bruno Dellinger

«Le choc est d'une violence inouïe, la tour se met à osciller» -Bruno Dellinger
Les tours jumelles ont été frappées par les avions. / AP archives/Richard Drew

Bruno Dellinger est un entrepreneur français qui était installé à New York il y a 25 ans. Au moment des attentats du 11 septembre 2001, il dirigeait une petite entreprise spécialisée dans le conseil artistique et les relations culturelles entre la France et New York.

Ses bureaux étaient situés au 47ᵉ étage de la tour nord du World Trade Center...


Écoutez Bruno Dellinger, survivant des attentats du 11 septembre 2001, au micro de Gino Chouinard.


Vingt-cinq ans plus tard, Bruno Dellinger admet qu'il n'a jamais oublié l'aspect sensoriel de l'impact de l'avion.

«C'est surtout le son, le bruit inouï des réacteurs qui m'alerte. Je lève la tête, je vois l'ombre de cet avion. Et en fait, tout se passe tellement, tellement vite. Le choc est d'une violence inouïe et la tour se met à osciller. Donc, effectivement, vous ne réfléchissez pas à ce moment-là. Toutes les façades s'écroulent devant nos yeux. Donc, on ne réfléchit pas. On vient de subir quelque chose de très très grave.»

Bruno Dellinger

Bruno Dellinger avait près de 50 étages à descendre. Et il a pris un escalier plutôt qu'un autre, une décision qui lui a sauvé la vie.

«Je suis parti en même temps qu'un petit groupe d'hommes et de femmes qui étaient dans un bureau mitoyen du mien. Il y avait beaucoup de fumée dans les couloirs, des dalles de plafond écroulées, des fluides qui coulaient dans tous les sens, des portes blindées explosées. J'ai eu la tentation de suivre ce petit groupe, et puis, je ne sais pas pourquoi, j'ai suivi les instructions qu'on m'avait données... On avait des entraînements très réguliers pour nous apprendre à évacuer ces immeubles. Ces pauvres gens qui sont partis en même temps que moi ne sont jamais sortis. Et moi, je suis sorti.»

Bruno Dellinger

Cela dit, après tout ce temps, une conclusion s'impose.

«Je ne veux plus penser à l'horreur de ces journées.»

Les autres sujets discutés

  • La reconstruction de son entreprise;
  • Sa collaboration avec le World Trade Center Memorial Museum.

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