La Ville de Sherbrooke a congédié un col bleu pour vol de temps après s'être tournée vers une firme de détectives privés pour confirmer la non-productivité de l'employé.
Devant la cour, l'arbitre de ce dossier, maître Brossard, a donné raison à la ville, malgré la contestation du syndicat qui déplorait le non-respect de la vie privée de l'employé et l'utilisation de techniques abusives pour justifier son congédiement.
Ce dossier soulève deux questionnements en lien avec les droits des travailleurs: jusqu'où la surveillance peut-elle aller et à quel point un syndicat se doit de défendre un travailleur avec des preuves accablantes?
Écoutez Marc Ranger, ex-directeur québécois du Syndicat Canadien de la fonction publique, aborder le sujet, lundi, au micro de Marie-Eve Tremblay.
Ce dernier affirme que le recours à des détectives privés par une municipalité demeure rare, mais qu'il peut être justifié en présence de doutes sérieux.
L’expert rappelle également qu’un syndicat n’a aucune obligation légale de défendre aveuglément un employé fautif lorsque les preuves accumulées sont difficilement réfutables.