La décision d'Ottawa d'abandonner l'imposition d'une redevance aux géants du Web comme Netflix provoque un vif mécontentement dans le milieu culturel.
Alors que le premier ministre Mark Carney a justifié ce choix par un souci d'abordabilité pour les consommateurs, la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC) dénonce une concession faite aux intérêts américains au détriment de la souveraineté culturelle.
Selon l'organisation, cette mesure prive le milieu audiovisuel de ressources financières essentielles et refile ultimement la facture aux contribuables canadiens.
Écoutez la présidente de la FNCC, Annick Charette, faire le point, jeudi matin, à l'émission de Philippe Cantin.
«C'est 5 ans de travail jetés du revers de la main pour un principe qui a l'air d'être une excuse [...] à la décision qui, pour moi, est simplement de complaire aux Américains.»