Malgré un record de 95 tentes installées au campement Notre-Dame, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, dit avoir les «mains liées» par les tribunaux et se dit dans l'impossibilité de démanteler le site en raison de décisions judiciaires.
Bien qu'elle soit consciente de l'exaspération des citoyens et des enjeux de sécurité, la mairesse explique qu'une injonction de la Cour l'empêche d'intervenir comme elle le souhaiterait.
En attendant une solution durable qui pourrait prendre de deux à quatre ans, la Ville investit 50 M$ pour «gérer» la cohabitation et la propreté autour des campements existants.
Écoutez la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, faire le point sur la politique en itinérance jeudi à Lagacé le matin.
«On est en train de dire aux gens et aux riverains qu'on a besoin de temps. Et le temps, ça va être probablement deux ou trois, peut-être quatre ans, avant qu'on trouve la solution de transition qui va faire qu'on n'a plus de campement. Je ne peux pas dire aux citoyens qu'il n'y en aura plus demain matin, c'est pas vrai.»