Lors de sa chronique matinale, Luc Ferrandez a analysé avec scepticisme les ambitions du premier ministre Mark Carney, qui souhaite doubler la production électrique au Canada d'ici 2050.
Selon le chroniqueur, ce plan, qui inclut la création d'un marché national de l'électricité, pourrait s'avérer périlleux pour l'autonomie et le modèle d'affaires d'Hydro-Québec.
Écoutez Luc Ferrandez aborder le tout, jeudi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
Luc Ferrandez souligne que l'implication d'Ottawa, par le biais de subventions massives et de nouvelles réglementations, forcerait l'ouverture des frontières énergétiques provinciales.
Il craint que le Québec ne perde le contrôle de ses interconnexions au profit d'une planification nationale centralisée, permettant par exemple à l'Ontario d'acheter directement de l'énergie à Terre-Neuve en transitant par le réseau québécois sans que la province ait son mot à dire.
«Dans un marché national, les opérateurs locaux ne contrôleraient pas les interconnexions ou, du moins, les mettraient au service de la nation. [...] D'un point de vue d'Hydro-Québec, on vient de se prendre un gros coup dans les tibias.»