Le ministre de la Sécurité intérieure du Québec, Ian Lafrenière, a déposé mercredi à l'Assemblée nationale le projet de loi Gabie-Renaud.
Inspirée de la Clair’s Law au Royaume-Uni, cette législation permettra à toute personne craignant pour sa sécurité d'obtenir des informations sur le passé judiciaire de son partenaire en matière de violence conjugale.
Écoutez Rachel Renaud, sœur de Gabie, et le ministre Ian Lafrenière aborder le tout, jeudi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
Pour Rachel Renaud, dont la sœur a été tuée par un homme au lourd passé criminel, cette loi représente une avancée majeure, bien qu'elle ne soit pas une solution miracle.
Elle souligne l'importance d'offrir cet outil aux femmes en début de relation pour s'assurer d'être avec une personne sécuritaire.
«C'est surtout pour les personnes qui sont dans les débuts de relation, qui veulent s'assurer d'être avec une personne sécuritaire [...] de pouvoir faire les vérifications de savoir si cette personne-là a un passé de récidive ou de violence.»
Le ministre Lafrenière précise de son côté que le système québécois ira plus loin que le simple casier judiciaire en incluant les banques de données policières, tout en offrant un accompagnement par des organismes spécialisés si un danger est détecté.
On explique que le gouvernement prévoit un budget de cinq millions de dollars par an pour traiter jusqu'à 10 000 demandes annuellement via la Sûreté du Québec.
Rachel Renaud rappelle toutefois que l'accessibilité aux maisons d'hébergement reste un défi criant, avec près de 10 000 refus depuis le début de l'année 2026.