L'ancien leader syndical Marc Ranger discute des nuances de la productivité et de la culture au sein des milieux de travail québécois.
Il rejette l'idée d'une culture syndicale unique et toxique, pointant plutôt vers une «règle de l'inertie» où une minorité peut tirer un groupe vers le bas.
Pour contrer cela, il propose de valoriser la performance, d'encourager la polyvalence des employés et d'adopter un ton moins belliqueux lors des négociations.
Selon lui, les leaders syndicaux et les gestionnaires partagent la responsabilité de créer un climat de travail mobilisateur et de saluer les gains mutuels plutôt que de maintenir un état de confrontation perpétuelle.
Écoutez Marc Ranger, ancien directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, à La commission vendredi après-midi.
«Dans tout groupe, il peut y avoir un 5 % [...] de gens qui tirent la majorité du groupe vers le bas. [...] Le défi des syndicats, c'est de combattre ça pour redonner une fierté à la majorité.»