Victime de violence conjugale, Sarah (nom fictif) vit dans une prison à ciel ouvert. Son ex-conjoint, bien qu'équipé d'un bracelet antirapprochement, utilise cet outil de protection pour la traquer et deviner sa localisation par triangulation.
Écoutez Sarah (nom fictif) témoigner de son calvaire et de l'inefficacité du système, jeudi matin, à Lagacé le matin.
Sarah, dont la voix a été modifiée pour sa sécurité, explique que son agresseur sillonne les régions et, en faisant sonner le bracelet à différents points, parvient à restreindre sa zone de localisation.
Pour elle, cet individu est un «psychopathe» déterminé à garder le contrôle. Elle doit vivre dans la clandestinité la plus totale, évitant les réseaux sociaux et même la revente d'objets en ligne de peur d'être géolocalisée.
«Il tente encore à ce jour de me retrouver [...] Il me cartographie [...] C'est un exercice qui prend du temps, qui prend de la patience, mais faut pas oublier que ces individus-là sont des êtres extraordinairement déterminés à garder le contrôle, à retrouver leur ex-conjointe.»