L'Iran refuserait de rouvrir le détroit d’Ormuz selon Reuters, malgré les menaces du président américain Donald Trump. Ce dernier avait donné au pays un délai de dix jours pour conclure un accord, sans quoi il détruirait ses infrastructures stratégiques.
L'Agence France-Presse semble détenir des informations contradictoires, soulignant que l'Iran se prépare plutôt à imposer des conditions pour la reprise du trafic maritime dans le secteur.
Écoutez Justin Massie, codirecteur du Réseau d’analyse stratégique et professeur titulaire au département de science politique de l’Université du Québec à Montréal, démêler le tout, lundi, au micro des animateurs Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
Le spécialiste explique que la vérité se situe probablement au milieu des deux rhétoriques guerrières.
«D’un côté, l’Iran maintient sa position: elle n’accepterait pas un cessez-le-feu temporaire de 45 jours proposé par les Américains et veut un cessez-le-feu permanent, donc des garanties que les États-Unis et Israël cessent de l’attaquer. En échange, elle pourrait libérer le détroit d’Ormuz. En résumé, l’Iran se sent suffisament en position de force pour demander des concessions aux États-Unis. Elle estime pouvoir ne pas céder aux menaces, en pensant qu’elle est capable d’infliger autant de dégâts dans la région. Nous nous retrouvons donc dans une situation où deux parties se font face, et aucune ne veut flancher.»
Le professeur explique ensuite les conséquences potentielles si le président américain met ses menaces à exécution.