Les interventions policières liées à la violence conjugale au Québec ont bondi, passant de 4 000 au milieu des années 2010 à près de 13 000 en 2024.
Claudine Thibodeau, de SOS Violence conjugale, explique cette progression spectaculaire par une meilleure reconnaissance du problème et une sensibilisation accrue qui pousse les victimes à dénoncer.
Toutefois, ce succès crée un nouveau défi: le manque de places en hébergement pour répondre à une demande qui a plus que doublé.
Mme Thibodeau souligne que si la dénonciation progresse, la prévention réelle piétine, car elle nécessite un changement profond des valeurs sociales pour éradiquer le sexisme et les rapports de pouvoir inégalitaires.
Écoutez Claudine Thibaudeau, porte-parole de SOS violence conjugale, expliquer le tout, lundi, à La commission.
«On est bien loin de pouvoir accuser l'immigration des taux de violence conjugale au Québec, parce que la très grande majorité des victimes sont québécoises. Donc, moi, avant de regarder les autres, je regarderais notre propre nombril.»