Au palais de justice de Montréal, le procès civil intenté contre Gilbert Rozon entre dans son dernier droit. Neuf femmes poursuivent le fondateur de Juste pour rire pour agressions sexuelles, et les plaidoiries finales ont commencé lundi.
L’avocat des plaignantes, Me Bruce Johnston, n’a pas mâché ses mots: selon lui, Gilbert Rozon est un «prédateur sexuel» qui isole ses victimes, les surprend sous de faux prétextes et qui a une vision erronée du consentement.
Il a aussi également attaqué sa crédibilité. «Le défenseur ne se souvient même pas de son propre dossier criminel lorsqu'il avait plaidé coupable à une agression sexuelle, il disait que c'était une autre accusation. Il ne s'en souvenait pas. Bref, sa crédibilité, elle est nulle», rapporte Any Guillemette.
Écoutez la journaliste Any Guillemette faire le point sur les plaidoiries finales au procès civil intenté contre Gilbert Rozon, au micro de Patrick Lagacé, mardi.
Les plaidoiries finales devraient durer une semaine.
«L'avocat a expliqué que les chances qu'une victime mente en matière d'agression sexuelle, selon les spécialistes, c'est en bas de 7%. Ici, on a 16 femmes qui ont présenté des témoignages. Il dit que la probabilité que 16 femmes aient menti, c'est de zéro. Mais la probabilité que le défendeur ait menti, c'est 100%.»