La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a récemment refusé deux projets majeurs de la filière éolienne d'Hydro-Québec, totalisant 247 mégawatts.
Luc Ferrandez revient sur cette décision percutante qui oppose la protection des terres cultivables aux ambitions énergétiques de la société d'État.
Alors que le Québec cherche à diversifier ses sources d'énergie et à tripler sa capacité éolienne d'ici 2035, le refus de la CPTAQ illustre le conflit grandissant entre le développement industriel, la souveraineté alimentaire et la sauvegarde des rares terres agricoles de grande performance de la province.
Écoutez le chroniqueur Luc Ferrandez aborder le tout, vendredi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
Il souligne que, bien que le gouvernement puisse théoriquement passer par décret pour passer outre ces décisions, le débat met en lumière des choix de société cruciaux quant à l'utilisation du territoire.
«Les trois enjeux sont réels: le besoin de développement énergétique, le besoin d'agriculture, le besoin de développement industriel, puis le quatrième, les données. Ça fait que c'est un match qu'on va regarder. Moi, j'ai sorti le "popcorn"!»