Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, promet d'imposer une liste de romans québécois obligatoires dans les écoles, mais est-ce vraiment une bonne idée pour intéresser les jeunes à leur culture?
Selon la professeure Éléonore Bernier-Hamel, lire est une habitude moins commune pour certains jeunes d'aujourd'hui. La proposition est donc noble, selon elle, mais l'application d'une telle mesure comporterait des défis.
Si une partie de ses élèves arrive bien outillée et avec une bonne connaissance des livres québécois, Mme Bernier-Hamel souligne qu'une autre partie n'a pas des connaissances aussi aiguisées.
Écoutez Éléonore Bernier-Hamel, professeure de littérature au Cégep de Terrebonne, détailler le tout, jeudi, avec l'animateur de Lagacé le matin, Patrick Lagacé.
«Souvent, ce qu'on constate, c'est que les étudiants font beaucoup de fautes puis ont de la difficulté à réussir nos cours. C'est souvent parce qu'ils ont des faiblesses vraiment, vraiment importantes en français écrit. On se rend compte aussi que le niveau de littératie est plutôt faible [...] Pour eux, ça devient un parcours un peu du combattant, les cours de littérature.»