L'économie sociale en aide à domicile fait face à une situation «ridicule» et incohérente, selon J. Benoît Caron.
Alors que le ministère de la Santé a encouragé les coopératives (EÉSAD) à bonifier les salaires et les conditions de travail pour attirer la main-d'œuvre, ces mêmes entreprises perdent aujourd'hui leurs contrats au profit de compagnies privées moins coûteuses.
Dans Lanaudière, le contrat de la MRC de l'Assomption a été octroyé au Groupe Santé IPA, qui paie ses employés environ 21 $ de l'heure, contre 26 $ ou 27 $ dans les coopératives.
Cette logique du «plus bas soumissionnaire» menace la continuité des soins et la stabilité des liens intimes créés entre les préposés et les 500 usagers touchés à Laval et dans Lanaudière.
Écoutez J. Benoît Caron, directeur général de l'EESAD, expliquer le tout, mercredi matin, au micro de Patrick Lagacé.
«On entre chez les gens et qu'on leur donne des soins, qu'on leur donne leur bain, qu'on va changer des couches. C'est grave de simplifier l'intervenant au point où il peut changer fréquemment.»