Une étude de l’UQAM suggère un lien entre la pilule contraceptive et l’anxiété, un effet qui pourrait persister jusqu’à un an après l’arrêt de son utilisation.
Cet effet secondaire s’ajoute aux nombreux risques associés à ce mode de contraception, que l’on ne cesse de découvrir.
Écoutez Lisa-Marie Davignon, doctorante en psychologie à l'UQAM et chercheure affiliée à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal, au sujet de l'étude dont elle est l'auteure principale.
«Ce qui nous intéressait, c'était la capacité des participantes à faire la différence entre une situation menaçante et une situation sécuritaire», dit-elle.
«Et ce que nos résultats montrent, c'est que dans la situation sécuritaire où on ne devrait pas avoir peur, les femmes qui prenaient la pilule avaient des réactions de peur plus grandes que les femmes qui n'avaient jamais pris la pilule. Mais ce qui était le plus étonnant pour nous, c'est que même les femmes qui avaient arrêté de prendre la pilule depuis plus d'un an, elles avaient des réactions de peur équivalentes aux femmes qui prenaient encore la pilule au moment de notre étude.»