Pour comprendre la réalité de l’itinérance, le journaliste Sébastien Houle a passé huit jours dans les rues de Shawinigan.
Sans argent, pièces d’identité ou téléphone fonctionnel, il dormait dans des refuges et se nourrissait dans les tablées populaires des organismes communautaires.
Il témoigne de cette réalité quotidienne des personnes sans domicile, samedi matin, dans un dossier du journal Le Nouvelliste.
Écoutez le journaliste en discuter, samedi, au micro de l'animateur Denis Lévesque.
«Il y a le froid, le fait que tu ne contrôles rien, et ce qu'on va te donner à manger, ce n’est pas toi qui l'as choisi. Mais le plus dur, c'est la perte de repères. Vous et moi, le soir, on rentre à la maison, on recharge notre batterie. Ça, dans la rue, ça n'existe pas. Donc, la perte de repères combinés au manque de sommeil, parce que dans un refuge, on grappille le sommeil plus qu'on fait une nuit, ça vient nous chercher, puis bien plus rapidement qu'on pense.»