Les employés du restaurant Vesta, dans le quartier Villeray à Montréal, souhaitent se syndiquer dans l'optique d'améliorer leur condition de travail.
Cet exemple laisse à croire que si les syndicats sont souvent critiqués par les Québécois, ils sont encore réellement perçus par certains comme un moyen efficace de protéger et d'accroître les conditions d'emploi des travailleurs.
Écoutez Marc Ranger, ancien directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, se pencher sur le sujet, lundi, au micro des animateurs Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
«Il y a encore beaucoup de gens qui n'ont pas de bonnes conditions de travail, qui vivent de la précarité et pour qui le syndicat a vraiment le sens le plus pur, c'est-à-dire d'améliorer leur sort. Puis il y a des personnes immigrantes qui, parfois, ne connaissent pas leurs droits. Et j'ai l'impression qu'il y a possiblement beaucoup d'employeurs qui profitent de cette situation-là. À mon avis, le syndicat aussi prend ses lettres de noblesse pour tenter d'améliorer le sort.»