Une étude de l'Université McGill sur le projet de train à grande vitesse (TGV) Québec-Toronto révèle un écart important entre les attentes du gouvernement et la réalité économique.
En moyenne, les voyageurs ne seraient prêts à payer que 20 $ de plus que le tarif actuel de VIA Rail pour utiliser le TGV qui est pourtant estimé à 100 milliards de dollars.
Qui plus est, les chercheurs de McGill prévoient 10 millions de passagers par an à partir de 2050, alors que la société qui gère le projet en anticipe 25 millions.
Sans compter que le Québec possède une forte culture de l'automobile. Les chercheurs rappellent en outre que l'absence de transports en commun efficaces à l'arrivée (comme à Québec ou vers la Rive-Sud) obligerait les voyageurs à louer une voiture, annulant l'avantage du TGV.
Écoutez la chroniqueuse économique Marie-Eve Fournier faire le point, lundi, à Lagacé le matin.
«Comme on parle d'un projet dont la facture pourrait atteindre 100 milliards de dollars. C'est un constat qui devrait nous inquiéter, nous faire sursauter, nous faire réfléchir aussi à l'avenir. Et c'est pas le seul chiffre dans cette étude, moi, qui m'ébranle...»
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