Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a récemment affirmé qu'il devait «présumer» qu'Ottawa l'espionne.
S'il admet ne pas en avoir de preuve formelle, il invoque la nature souverainiste de son projet politique pour justifier ses soupçons.
Pour l'historien Jean-François Nadeau, cette méfiance s'appuie sur une longue tradition historique de surveillance des mouvements politiques au Canada.
Écoutez celui qui est aussi chroniqueur au Devoir faire le point sur cette question, mercredi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
Nadeau rappelle que dès la fin de la Première Guerre mondiale, la GRC infiltrait systématiquement les réunions politiques. Cette surveillance s'est intensifiée avec l'émergence du mouvement indépendantiste moderne dans les années 1960.
Des figures majeures comme René Lévesque et la ministre Louise Beaudoin ont vu leur vie privée et intime documentée par les services de renseignement.