Les ventes de médicaments de la gamme Ozempic sont en croissance fulgurante chez Pharmaprix (Loblaw), un phénomène qui transforme non seulement le secteur pharmaceutique, mais aussi l'industrie agroalimentaire et de la beauté.
Alors que les ventes de ces coupe-faim ont bondi de 40% depuis le début de l'année, l'arrivée imminente d'une version générique au tiers du prix promet d'ouvrir encore davantage les valves de la consommation.
Écoutez la chroniqueuse économie Marie-Eve Fournier analyser les impacts de ce phénomène Ozempic sur l'économie, jeudi, à l'émission de Patrick Lagacé.
«Il y a beaucoup de monde sur l’Ozempic qui mangent moins [...] On parle de 300 calories par repas peut-être au lieu de 800, 900 ou 1000. Fait que ça, ça a un impact sur l’économie de l’agroalimentaire.»
Cette baisse de la consommation alimentaire force déjà les transformateurs et les restaurateurs à adapter leurs menus et leurs portions.
Parallèlement, un effet domino surprenant frappe l'industrie capillaire: la perte de cheveux, un effet secondaire du médicament, entraîne une hausse lucrative des ventes de produits spécialisés pour la repousse.
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