Le déploiement du Dossier santé numérique (DSN), pierre angulaire de la modernisation du réseau, suscite d'importantes craintes chez les soignants, particulièrement en oncologie.
Face aux inquiétudes de ruptures de services en Mauricie–Centre-du-Québec et dans le Nord-de-l'Île-de-Montréal, Santé Québec se veut rassurante: les soins urgents, notamment pour le cancer, demeureront la priorité absolue durant cette transition technologique majeure.
Écoutez Maryse Poupart, vice-présidente aux opérations chez Santé Québec, faire le point jeudi matin à l'émission de Patrick Lagacé.
«Ce qu'on veut dire, c'est qu'on va traiter évidemment les urgences. [...] Le patient qui a besoin de son traitement aujourd'hui va l'avoir. Les traitements urgents ne seront pas retardés, mais c'est sûr qu'implanter un système comme celui-là, il faut se donner la capacité de réussir. Il faut ralentir pour mieux revenir et remonter en charge.»
Le DSN vise à éliminer le papier et à permettre une circulation fluide de l'information entre les intervenants.
Malgré les retards de formation causés par les récentes négociations syndicales, Mme Poupart assure que plus de 90% des médecins sont désormais prêts pour le lancement dans les deux établissements.
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