La dépendance aux jeux de hasard et d'argent demeure une pathologie complexe qui requiert un soutien adéquat, pourtant les services publics spécialisés au Québec restent sous-utilisés.
Selon une étude de l'Université McGill, les barrières comme la stigmatisation ou la difficulté à reconnaître sa propre dépendance freinent la recherche d'aide, touchant à peine 10% de la population concernée.
Écoutez Marie-Josée Fleury, professeure au département de psychiatrie de l’Université McGill et chercheuse à l’Institut Douglas, lundi.
Mme Fleury met en lumière le besoin d'intensifier le dépistage des joueurs compulsifs directement dans les urgences ou les cabinets de médecins privés, car ce groupe affiche une détresse psychologique importante, incluant un taux de crises suicidaires s'élevant à 15%.