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Adjoints aux médecins

Des professionnels qui pourraient améliorer de 30% la pratique médicale

Des professionnels qui pourraient améliorer de 30% la pratique médicale
Une médecin et un adjoint au médecin qui l'assiste aux États-Unis / simonkr / Getty Images

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé vendredi matin une hausse des admissions en médecine afin de former 660 médecins de plus d'ici quatre ans. Mais, est-ce l'unique solution pour essayer de venir à bout des listes d'attente pour consulter un médecine de famille ou un médecin spécialiste?

Des voix s'élèvent afin de réclamer l'arrivée d'une nouvelle catégorie de travailleurs dans notre système de santé au Québec. D'ailleurs, ceux-ci sont déjà présents dans bien des endroits dans le monde: les adjoints au médecin.


À l'émission de Louis Lacroix, vendredi, écoutez Jean-Nicolas Chagnon qui pratique cette profession depuis 22 ans dans les Forces armées canadiennes; il est également directeur québécois de l'Association canadienne des adjoints aux médecins.


Ce rôle médical méconnu chez nous permettrait aux médecins d’économiser jusqu'à 30% de leur temps. L'adjoint assiste de près un médecin dans ses tâches au quotidien.

Au cours de l'entretien, Louis Lacroix et Jean-Nicolas Chagnon abordent les différences entre le rôle d'un adjoint au médecin et celui de l'infirmière praticienne spécialisée, qui a la capacité de prescrire des plans de traitements.

Une meilleure qualité des soins

L'animateur s'entretient aussi avec le chirurgien orthopédiste, Michel Leroux, qui travaille avec un adjoint au médecin à la base militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu.

«On vient de finir un stage, nous autres. Je pense que c'est un meilleur exemple qui va aider tout le monde à comprendre. On a fait un maintien de compétences d'adjoint aux médecins durant quatre mois. Il était en salle d'opération avec moi. Il m'a assisté dans tous les cas. Il a fait la clinique externe de tous mes patients avec moi, l'étage des hospitalisés au bureau; il faisait des infiltrations. Il a été formé pendant quatre mois comme un orthopédiste. Puis à la fin, on a même fait l'exercice sur une clinique de patients. On pouvait facilement voir 133% des patients, qui est exactement les chefs que monsieur Chagnon vient de présenter. Puis on finissait 30 minutes plus tôt que prévu dans la journée. Ça, c'est déjà un point important.»

Selon Michel Leroux, l'apport d'un adjoint au médecin permet une meilleure qualité des soins, un travail d'équipe plus efficace et une décharge pour le travail des infirmières.

Un projet pilote pourrait s'avérer fort intéressant pour le secteur public québécois, selon le chirurgien orthopédiste. Il se porte d'ailleurs volontaire pour le mener.

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