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Sentence de trois ans pour Véronie Campeau

«On m’a volé mon innocence. Ce sont des années perdues, peu importe la sentence»

«On m’a volé mon innocence. Ce sont des années perdues, peu importe la sentence»
Véronie Campeau au palais de justice de Montréal. / Cogeco Média

À l'occasion de sa chronique vendredi au micro de Louis Lacroix, écoutez Bénédicte Lebel aborder le témoignage de la victime de Véronie Campeau, qui dès 13 ans, a été exploitée sexuellement pendant trois ans par l'éducatrice spécialisée.

C'est une jeune femme remplie de courage et qui est très forte que nous présente la chroniqueuse, alors qu'elle est maintenant âgée de 26 ans.

Après avoir pris la journée de mercredi pour digérer la sentence imposée à madame Campeau, la victime, qu'on ne peut identifier en raison d'une ordonnance de non-publication car elle était mineure au moment des faits s'est confiée à Bénédicte jeudi et a accepté de revenir publiquement pour la première fois sur son histoire.

La jeune femme souligne d'emblée qu'elle a trouvé difficile d’entendre en salle de cour et de lire dans les médias ce qu’elle a vécu.

Reprendre en main le narratif de son histoire

Depuis trop longtemps selon elle, il y a un cercle dans lequel on parle de son histoire, mais sans elle. Elle souhaitait donc reprendre le contrôle et raconter sa version des faits.

Son histoire, c'est donc que Véronie Campeau, une éducatrice spécialisée de son école, l’a exploitée sexuellement pendant trois ans, alors qu’elle était au début du secondaire.

Elle explique que certaines personnes étaient effectivement au courant de la relation intime entre la femme et elle, mais surtout qu'il y avait des signes qui laissaient croire que quelque chose se passait. Elle aurait aimé que les gens les voient pour dénoncer Véronie Campeau.

Elle souligne d'ailleurs avoir l'impression d'avoir vécu un lavage de cerveau dans ces agressions par son éducatrice spécialisée, alors que la manipulation était au coeur de la relation de pouvoir entre Véronie Campeau et elle.

«On m’a volé mon innocence, mon droit à la découverte, à vivre une première relation avec quelqu’un de mon âge. [...] Elle en a profité pour s’en prendre à quelqu’un sans défense [...] Ce sont des années qui sont perdues, peu importe la sentence de Véronie.»

Satisfaite de la sentence de trois ans imposée à son agresseuse, la jeune femme veut maintenant regarder vers l'avant et se concentrer sur le positif dans sa vie: son travail et son conjoint qu'elle aime, de même que ses projets pour le futur.

Elle devra toutefois maintenant faire le deuil de son adolescence, une partie fondamentale de la vie.

Une étape à la fois...

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