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Élections Québec 2022

«On est la seule campagne qui monte» -Paul St-Pierre Plamondon

«On est la seule campagne qui monte» -Paul St-Pierre Plamondon
Paul St-Pierre Plamondon
PC/Paul Chiasson

Le chef du Parti québécois et candidat dans la circonscription de Camille-Laurin, Paul St-Pierre Plamondon, était au micro de Patrick Lagacé à quelques jours de l’élection provinciale du 3 octobre.

Dominique Anglade (Parti libéral) et Gabriel Nadeau-Dudois (Québec solidaire) l’avaient précédé ces derniers jours. François Legault (Coalition avenir Québec) et Éric Duhaime (Parti conservateur du Québec) ont refusé l’invitation de l’animateur de l’émission le Québec maintenant.

Campagne électorale, le vol du dépliant du PQ, dédoublement, inflation, fonds publics, racisme systémique, santé et éducation étaient au menu de l’entrevue.

Voici les positions du chef du PQ sur ces sujets.

Campagne électorale

Que retenir de la campagne du Parti québécois?

« Qu’on est la seule campagne qui monte et que l’on continue de monter parce que les gens apprécient une campagne qui est authentique, qui est claire et qui est constructive. Je voulais mener une campagne sur la base des idées en m’adressant à l’intelligence des gens. C’est très positif en date d’aujourd’hui. »

Le retrait de son adversaire

Marie-Ève Rancourt, candidate de Québec solidaire, s’est retirée de la course après avoir subtilisé un dépliant du PQ chez un électeur, pavant la voie à une potentielle victoire de Paul St-Pierre Plamondon dans la circonscription. Coup de chance?

« C’est drôle la façon dont vous l’abordez, mais ce n’est pas drôle. On doit tous garder une réserve. Une fois que le geste a été posé – et je ne sais pas pourquoi -, oui, ça a de l’impact dans Camille-Laurin. C’est malheureux. Ce que je dois faire, c’est de continuer à mener ma campagne le mieux que je peux jusqu’au 3 octobre. Ce sont les électeurs qui vont décider. »

Indépendance

« On est toujours mieux de décider par soi-même. Il y a vraiment un avantage de rayonner à l’international, d’être une démocratie. Il y a un palier de gouvernement de trop. »

Le chef du PQ parle d’une part des impôts (2 milliards $ et plus) payés par Québec à Ottawa qui sont versés en « subventions et en cadeaux » à l’industrie pétrolière. Il estime d’ailleurs que les sommes liées au dédoublement des compétences entre le fédéral et le provincial est de l’ordre de 5,1 milliards $

Inflation

Qui sont les citoyens dans le besoin qui pourraient bénéficier des surplus du gouvernement (6 milliards $, selon le PQ)?

« On a établi, les gens qui gagnent en 0 et 80 000 $ Évidemment, il y aura toujours un argument – ça aurait pu être 70 000 $ ou 90 000 $ -, mais on ne devrait pas, avec les fonds publics, faire de cadeau aux gens qui n’ont pas de difficulté à joindre les deux bouts. Je pense que l’on peut faire de meilleures choses avec les fonds publics, en termes de résultats », mais il estime que les Québécois sont imposés dans des fourchettes similaires à ce que l’on voit au Danemark ou en Norvège, où Paul St-Pierre Plamondon a résidé. 

Santé et éducation

Ça ne va pas bien dans les secteurs de la santé et de l’éducation au Québec, deux compétences québécoises. Ce n’est pas la faute d’Ottawa quand même?

« Je vais vous le dire. Regardez l’évolution des transferts en santé à partir des années 1980 jusqu’à aujourd’hui. C’est radical. On n’a pas les mêmes sommes. Où vont ces sommes-là?  Elles vont dans le dédoublement d’un paquet de choses que l’on fait déjà.

« C’est mathématique. C’est une question de chiffres. Ça peut déplaire. Mais c’est un des facteurs. Le retour de nos impôts que l’on envoie à Ottawa n’est plus du tout le même et il a diminué à ce point qu’on travaille, per capita, dans des chiffres beaucoup plus bas ».

Et les écoles, pourquoi le Québec produit-il moins de diplômés que d’autres provinces?

« Ça, ce n’est pas Ottawa (pause) C’est un enjeu (après avoir réfléchi). Clairement, ça n’a pas été une priorité budgétaire. Et le rôle des professeurs a été dévalorisé aussi. C’est inquiétant. »

 

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