Stéphane Stril, président de la Commission-jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ), a proposé la création d’une loi sur qui reconnaît la présence d’un groupe majoritaire francophone au Québec, centrée sur le respect des libertés individuelles. Il n'en fallait pas plus pour que le président de la Commission des communautés culturelles du PLC, Mohammed Barhone, monte aux barricades.
Il y a bisbille au sein du Parti libéral en raison d'une proposition qui sera faite éminemment par la Commisison-jeunesse du PLQ.
Celle-ci va suggérer à ses membres, qui seront en congrès ce week-end, d’exiger de l’éventuel chef du PLQ qu’il s’engage à adopter une loi sur l’interculturalisme.
Le cas échéant, ce chef devrait faire remettre en question la Loi sur le multiculturalisme canadien défendue notamment par Justin Trudeau. Il faut dire que son père, Pierre Elliott Trudeau, en avait été un fervent défenseur lorsqu’il était premier ministre du Canada.
«Le président de la Commission des communautés culturelles du PLC, Mohammed Barhone. est outré de cette proposition des jeunes libéraux. Il avait créé une controverse à propos de François Legault parce qu’il avait dit à la dernière élection que sa vision de la laïcité mènerait à un nettoyage de l’immigration. Sur la page Facebook de la Commission des communautés culturelles du PLQ, il a écrit un texte dans lequel il affirme qu’il est opposé à la proposition des jeunes libéraux. Selon lui, l’interculturalisme condamne les minorités à être assimilées. […] Je pense que les propos de M. Barhone sont complètement exagérés.»
L’interculturalisme reconnaitrait la présence d’un groupe culturel majoritaire francophone au cœur d’une population composée de plusieurs autres communautés culturelles, qui enrichissent la société québécoise.
Les jeunes libéraux aimeraient enchâsser l'interculturalisme dans une loi.
Voici le texte publié par M. Barhone: