OKA - Des tensions ont émergé entre la municipalité d'Oka et la communauté voisine de Kanesatake après qu'un promoteur immobilier, Grégoire Gollin, ait récemment décidé de restituer une parcelle de la pinède qui avait été au coeur de la crise d'il y a 29 ans.
Soixante hectares de forêt seraient cédés au conseil mohawk dans le cadre du Programme des dons écologiques du gouvernement du Canada.
Le maire Pascal Quévillon, qui a rencontré ses concitoyens, mercredi soir, craint qu'Oka soit enclavée par des lieux de vente de cigarettes et de cannabis, ce qui a fait bondir le grand Chef du Conseil de bande de Kanesatake, Serge Simon.
«Tu veux en avoir une? Il va y en avoir une crise.»
«La vérité en face, c’est que le risque d’avoir des cabanes à cigarettes, des cabanes à cannabis, des sites d’enfouissement sur les terres qu’il veut acquérir est très réaliste, car c’est ce qu’on voit malheureusement à Kanasetake.»
Le maire d'Oka se défend d'alimenter un discours raciste et haineux. Le chef Mohawk évoque quant à lui des recours juridiques pour incitation à la haine.
«Y a des allures de racisme dans son dialogue. Dire que si les Mohawks étaient pour rapatrier certaines terres que la valeur des maisons des non autochtones va baisser. C'est comme dire; «S'il y a des Juifs qui rentrent à côté, je vais perdre de la valeur de ma maison. Voyons, ça n'a pas de bon sens.»