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Décès d'un patient sur le Tarmac à Val-d'Or

«Ça fait deux ans qu’on sonne l’alerte!» -Dr Charles-Étienne Plourde

«Ça fait deux ans qu’on sonne l’alerte!» -Dr Charles-Étienne Plourde
Un patient dans un avion médical / Getty Images

Un patient qui devait être transporté d’urgence à Montréal est mort à l’aéroport de Val-d’Or sur le Tarmac, alors qu’on devait le déplacer vers l’hôpital d’un grand centre selon le quotidien La Presse.

On explique que le service aérien gouvernemental avait des problèmes connus depuis longtemps de manque de pilotes et de vieux appareils. On a alors fait appel à une autre compagnie, qui a alors fourni un autre appareil, mais qui était moins équipé et qui a exposé le patient au froid lors du transfert.

Il semblerait que les tubulures qu’on avait installées pour lui donner de la médication par intraveineuse ont gelé et que ça a pu contribuer à son décès.

Écoutez l’urgentologue Charles-Étienne Plourde de Sherbrooke aborder avec Paul Arcand les transports médicaux, lui qui est membre de l’équipe du programme d’évacuation aéromédical du Québec.

«On n’a pas le droit de parler de ce cas-là précisément par notre code de déontologie, mais ça fait vraiment longtemps que nous, on dit que ça ne fonctionne pas au niveau du service aérien. Ça fait deux ans qu’on sonne l’alerte. On dit qu’on a des avions qui sont désuets et il n’y a rien qui est fait!»

L’urgentologue explique que l’on ne transporte pas quelqu’un de Val-d’Or à Montréal pour le plaisir, alors que les patients se retrouvent généralement dans des situations d’urgence souvent extrême, avec des gens qui sont extrêmement instables. De plus, il souligne que les conditions de pratique font que la rétention du personnel est extrêmement difficile.

«Nos pilotes, dans la dernière année, on ne leur donne pas de conditions de travail et on en a perdu 14. Il en reste 24. Ils ont trois lignes de garde par jour. Les pilotes qui restent sont fatigués. Ils gagnent deux fois moins cher qu'au privé et le Conseil du trésor ne fait rien. Il ne leur donne pas de conditions. [...] Puis les prestataires privés, je les remercie, ils sont là et essayent de nous aider et font partie de la solution, définitivement. C'est juste que ce ne sont pas les bons avions pour les bons patients. C'est juste ça...»

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