Plusieurs compagnies d’assurances cessent désormais de rembourser l’Ozempic pour ceux qui le prennent pour une perte de poids, alors que le médicament est commercialisé pour traiter le diabète de type 2, selon ce que rapporte vendredi le Journal de Montréal.
En entretien avec l'animateur Paul Arcand, le président de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires, Benoît Morin, explique que les compagnies vont se mettre au niveau de la RAMQ qui ne le rembourse pas pour les problèmes de poids, mais seulement pour le diabète de type 2.
«Devant l’ampleur du nombre et l’augmentation des prescriptions, (le privé) a décidé de finalement devenir au plancher, c’est-à-dire de couvrir le minimum, ce à quoi ils sont obligés par la loi. Ça se comprend parce que le nombre de prescriptions augmente beaucoup. En même temps, c’est un petit peu malheureux parce qu’évidemment il y a de l’abus dans ça. Il y a des gens qui veulent utiliser ça pour une légère perte de poids ou pour améliorer des standards élevés.»
Benoit Morin souligne qu'il est malheureux que des gens qui sont en état de prédiabète ou qui ont des risques élevés de le développer parce qu'ils souffrent d'obésité ne puissent plus bénéficier de ce traitement, alors qu'on aurait peut-être pu prévenir le diabète de type deux dans certains cas, ou à tout le moins retarder l'échéance, les complications et les traitements éventuels.
On l'écoute...