L'éditeur de jeux vidéo Epic Games devra payer 520 millions de dollars d'amende «pour ne pas avoir suffisamment protégé les joueurs et les joueuses mineurs» à l'égard du célèbre jeu vidéo Fortnite. Le chroniqueur techno Mathieu Roy donne les détails de cette situation «répréhensible» qui devrait, à son avis, mener à de nouvelles législations et manières de concevoir les jeux vidéo.
Sur le montant total de l'amande, 275 millions de dollars devront être payés pour des griefs liés à la collecte de données. Les 245 millions de dollars restants sont associés à ce qui concerne des achats effectués par des mineurs, au sein du jeu.
«Il y a plein de microtransactions là-dedans. C'est très controversé parce que les parents n'étaient pas forcément mis au courant que les enfants pouvaient faire aussi facilement des achats.»
Le chroniqueur explique que Fortnite, un jeu «quand même ludique», au «style cartoon et dessin animé», catapulte virtuellement ses participants sur une zone géographiquement limitée. Une «bataille royale» s'en suit entre les participants afin de déterminer qui survivra le dernier.
Après coup, il est possible de progresser dans le jeu, gratuit à la base, notamment en payant pour se procurer des accessoires et personnaliser son avatar.
Mathieu Roy mentionne que les joueurs se rendent parfois plus ou moins compte qu'ils effectuent des achats, parce qu'ils n'utilisent pas forcément de véritables dollars, mais de la monnaie virtuelle.
«Dans certains jeux, il existe des boîtes surprises que tu peux acheter et à l'intérieur tu vas récupérer un prix. Ça peut parfois jouer dans une sorte de mécanisme mental qui ressemble aux jeux d'argent», explique le chroniqueur.
Il ajoute que certains jeux vidéos permettent également la collecte d'informations de personnes mineures. Ils mènent aussi à des interactions écrites ou vocales entre les joueurs, ce qui met parfois des adultes en contact avec des enfants.
Écoutez l'intégralité de la chronique de Mathieu Roy.