Le Parti conservateur du Canada a confirmé que le troisième débat concernant la course à sa direction aura lieu le 3 août. Écoutez Jean Charest, ex-premier ministre du Québec et candidat à la chefferie de la formation politique, qui parle de la visite du pape au Québec, mais surtout de son principal rival dans sa quête de la chefferie du PCC : Pierre Poilievre.
Précisons que le troisième débat aura lieu même si le scrutin pour le prochain chef est déjà commencé au sein des membres du PCC.
Questionné en entrevue jeudi matin par l'animateur Louis Lacroix quant à la pertinence de tenir un autre débat alors que le vote des membres est entamé, M. Charest a répondu ceci :
« Justement, c’est peut-être le meilleur moment pour tenir ce débat, au moment où ils sont appelés à voter. Il y a 675 000 membres. Nous savons d’expérience que plusieurs personnes attendent à la dernière minute pour voter. Ils auront tout le mois d’août pour songer à leur choix. »
Vendredi, la formation politique estimait qu’environ 29 000 bulletins de vote remplis avaient été retournés par des membres en règle. Des centaines de milliers de membres n'ont donc toujours pas voté.
Les résultats seront dévoilés le 10 septembre.
« Il faut avoir le courage de défendre ses idées »
Malgré la confirmation de ce troisième débat, l'équipe de Pierre Poilievre a indiqué la semaine dernière qu'il n'y participera pas à cette joute organisée par le parti le mois prochain.
« Qu’est-ce une course au leadership, si ce n’est pas de faire des débats ? Je ne sais pas ce que Pierre Poilievre veut cacher, mais de toute évidence il ne souhaite pas discuter de sa politique sur le Bitcoin ni de celle sur la Banque du Canada ou d'autres idées extrêmes... Il est une pâle copie du Parti républicain aux États-Unis. C’est ce qu’il offre aux Canadiens.
« Je pense pourtant que c’est très important que les membres du Parti conservateur du Canada puissent savoir sur quoi on se tient, d’autant plus que deux sondages publiés la semaine dernière indiquent que je gagnerais un gouvernement majoritaire si j’étais choisi à la direction du PCC. Poilievre, lui, va perdre. […] Vous comprenez mieux pourquoi il se cache : il ne veut pas débattre ! […] Il faut avoir le courage et la conviction de se présenter et de défendre ses idées. Si une personne n’a pas ça pendant une course au leadership, cela n’annonce pas des lendemains très prometteurs pour le Parti conservateur...»