Contrairement à ce qu’il avait laissé sous-entendre début juin, Marc Ranger, l’ancien directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), ne tentera pas de se faire élire président du plus gros syndicat de la province: la FTQ.
Ce qui veut dire que pour l’instant, il n’y a que Magali Picard dans la course.
Si élue, elle deviendrait la première femme à la tête de la FTQ, qui représente 600 000 travailleuses et travailleurs, ainsi que la première autochtone.
Quand Paul Arcand lui a demandé comment elle allait faire pour concilier le milieu souvent jugé macho de la FTQ, elle n'a pas hésité longtemps avant de répondre.
« Je n'ai pas une grande tolérance, M. Arcand et je ne suis pas une personne qui reste silencieuse devant les injustices. »
« J'ai envie de changer plein des choses. Je suis convaincue qu'on peut changer bien des choses, incluant la façon dont on négocie. C'est comme le tango, ça se joue à deux. On négocie avec des employeurs; il faut que toutes les parties soient prêtes à faire cet exercice-là. »