Depuis presque un an, le fils de Roxanne Forget passe le plus clair de ses journées de maternelle dans une classe sans fenêtre.
C’est le 26 août dernier, lors d’une séance d’accueil pour les parents, que Roxane Forget s’est rendu compte que son fils allait passer toute son année de maternelle dans un local sans fenêtre.
Jugeant cette situation inacceptable pour son fils et tous ses camarades de classe, la mère de famille a donc décidé de porter une plainte à la direction de l’école et au Centre de services scolaires des Affluents.
«Je me suis fait dire que ce n’était pas si pire et qu’il n’y avait rien d’autre à faire étant donné qu’il y avait des débordements»
Puis, elle a rencontré la protectrice de l’élève du CSS qui lui a répondu que la scolarisation de la maternelle n’était pas obligatoire et qu’elle pourrait garder son fils à la maison, l’envoyer à l’école privée ou le faire transférer dans une autre école du territoire.
«La situation est inacceptable, pas seulement pour mon fils, pour tous les enfants. Ce qui m’a le plus choqué dans sa réponse, c’est qu’elle a refusé la plainte pour l’ensemble des élèves. C’était pourtant au cœur de mes préoccupations»
Même son de cloche au Conseil d’établissement.
Au niveau politique, elle a fait des démarches auprès du ministère de l’Éducation, du Protecteur du citoyen et de son député, mais sans suite.
«En réalité, l’école déborde. Donc, les élèves qui ont besoin du service de garde le matin et le soir et les dîneurs, ils ne bougent pas de leur classe. Ils dînent dans leur local s’il fait trop froid ou qu’il pleut. Si cette journée-là, ils n’ont pas d’éducation physique ou de bibliothèque, ils restent dans leur local sans fenêtre toute la journée. C’est plus que quatre heures trente par jour»