Dans sa revue de presse, jeudi, Paul Arcand a commenté la controverse entourant le long discours uniquement en anglais livré devant la Chambre de Commerce à Montréal par le président d'Air Canada, Michael Rousseau.
Trop occupé, dit-il, pour s'engager à apprendre le français même si le siège social de l'entreprise qu'il dirige est au Québec, le PDG d'Air Canada a aussi mentionné qu'il habitait à Montréal depuis 14 ans et qu'il n'a jamais eu à apprendre le français pour y vivre.
« On connait déjà le respect de la loi sur les langues officielles par Air Canada, c'est un mauvais citoyen corporatif depuis des années. Je ne suis pas très surpris de voir ce PDG regarder les gens et leur dire: c'est quoi votre problème? »
« Version officielle: M. Rousseau comprend un peu le français, mais ne le maîtrise pas assez pour le parler en public (...) Ce qu'on retient de ses propos? Essentiellement qu'il ne parle pas français et qu'il n'a pas l'intention de l'apprendre. C'est le président d'Air Canada, une société qui est régie par la loi sur les langues officielles (...) En un mot, il n'a pas le temps d'apprendre le français (...) Sur un point, il a parfaitement raison. C'est qu'il est possible de vivre et de travailler à Montréal sans parler français, ce qui est le drame en soi. »
« On a l'attitude de quelqu'un un peu hautain, un peu méprisant et qui nous regarde en nous disant: sérieusement, vous pensez que j'ai besoin de comprendre et d'apprendre le français pour être le boss d'Air Canada et faire beaucoup d'argent? »
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