Malgré la persistance de la pandémie de COVID-19 et ses conséquences économiques parfois très néfastes, le marché boursier a été étonnant au premier trimestre 2021. Analyse du chroniqueur économique Pierre-Yves McSween.
«Personne n’aurait pu prévoir un trimestre comme ça. C’est-à-dire investir à droite et à gauche et faire de l’argent quand même. Déjà que l’an dernier, avant la pandémie, à l’époque où tout était beau, on trouvait que le S&P 500 était élevé. Cette fois, on a dépassé les 4000 points, un chiffre jamais atteint. Et quand on regarde les rendements, on se demande ils proviennent d’où. Malgré toute la crise, on a fait plus en trois mois qu’en un an. Les gens ont du capital et de l’argent à investir. Les taux d’intérêt sont tellement faibles que personne ne désire vendre ses placements pour payer des dettes. Donc, ça crée une forte demande pour des titres boursiers. Les gens ferment les yeux et ça continue… Derrière tout ça, il y a des craintes d’inflation et de hausse de taux d’intérêt.»