Cela fait presque cinq ans qu'Alain Bellemare a été embauché dans l'espoir de redresser Bombardier.
Alors que le constructeur d'avions et de trains entre dans le dernier droit de son plan de redressement, le redécollage se fait toujours attendre et l'entreprise, lourdement endettée, étudie pourrait vendre d'autres actifs pour assainir son bilan.
Depuis l'annonce de sa nomination, le 13 février 2015, M. Bellemare a reçu 23 millions $.
Si les obligations financières de Bombardier n'inquiètent pas, le directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques, Michel Nadeau, se pose des questions à propos de l'avenir de l'entreprise à plus long terme.
«Son devoir [à Alain Bellemare] était de nettoyer le bilan et de remettre la compagnie sur les rails. Ce n’est pas le cas. L’entreprise est dans une situation précaire avec une dettes de 9 milliards $.»
Alain Bellemare a été nommé président et chef de la direction de Bombardier Inc. le 13 février 2015.
Les mauvaises nouvelles
Récemment, Bombardier a averti le monde des affaires que ses rendements seraient nettement inférieurs à ses propres prévisions partagées publiquement en novembre. Une nouvelle qui a immédiatement refroidi les actionnaires et inquiété de nombreux spécialistes des milieux économique et politique.
Visiblement, la relance de l’entreprise est pénible. La direction songe même à se retirer du programme A220, la nouvelle CSeries.
Le gouvernement du Québec détient 16,36% des actions dans le programme A220 tandis que Bombardier en possède 33,58%. Le reste appartient à Airbus, soit 50,06%.
Investissement Québec a injecté 1,4 milliard $ dans le programme en 2015-16, notamment.