Selon un article publié sur le site de Radio-Canada, une patiente aurait attendu près de trois jours à l’urgence de l’hôpital Douglas sans même voir un psychiatre.
Pour faire la lumière sur la situation de l’attente dans les urgences psychiatriques du Québec, Bernard Drainville s’est entretenu avec le psychiatre Dr Pierre Bleau qui est également directeur de l'urgence psychiatrique au Centre universitaire de santé McGill et directeur national des services de santé mentale et de psychiatrie légale.
Selon lui, le Québec offre d'excellents soins en psychiatrie et en santé mentale et les patients sont vus rapidement par un psychiatre à l'urgence.
Il croit toutefois que l'achalandage élevé des dernières semaines a ralenti l'accès à un lit sur une unité de soin psychiatrique, ce qui semble être le cas dans l'article du journaliste Jérôme Labbé.
«Après 30 ans de pratique et ce que j’ai vu depuis que je suis en poste au ministère, on est bien gâté parce qu’on offre des soins de haute qualité au Québec»
«Ce n’est pas la qualité que je remets en question, c’est le temps d’attente»
«Actuellement, on fait face, et comme toujours à cette période, à un achalandage qui est plus important. Mais je vous assure que la priorisation qu’on fait en fonction des besoins est rapide»
«Si quelqu’un est gardé à l’urgence et qu’il a des besoins spécifiques d’hospitalisation, c’est certain que dans un surplus d’achalandage, il peut y avoir un délais. Mais vous dites que ça prend trois jours pour voir un psychiatre, ça, c’est impossible ! Je n’ai jamais vu ça en 30 ans. On voit les patients rapidement, dans les trois, quatre heures de leur arrivée à l’urgence»