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Abus sexuel : une victime alléguée malmenée par l’avocate de la défense

Abus sexuel : une victime alléguée malmenée par l’avocate de la défense
Image / iStock / yannp
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L’avocate de l’ancien entraîneur de gymnastique, Michel Arsenault, accusé d’agression sexuelle, n’a pas été tendre envers l’une des présumées victimes de son client lors de son contre-interrogatoire.

Selon ce qu’a rapporté la journaliste aux affaires judiciaires et criminelles du 98,5 FM, Marie-Laurence Delainey, Me Roxane Hamelin a réalisé un contre-interrogatoire insistant auprès d’une des victimes de Michel Arsenault.

Me Hamelin aurait même laissé sous-entendre que la plaignante était une profiteuse.

En entrevue avec Bernard Drainville, Me Marie-Pier Boulet, avocate criminaliste et associée du cabinet BMD Avocats à Laval et Nicole Gibeau, juge à la retraite de la Cour du Québec, ont commenté cette situation. 

«Évidemment, la procureure de la poursuite et le juge sont là pour éviter qu’on déborde. Il n’y a pas de ligne claire à adopter si ce n’est que lorsqu’on défend une personne qui est présumée innocente, évidemment, on va déployer des moyens pour l’établir»  
Me Marie-Pier Boulet, avocate criminaliste et associée du cabinet BMD Avocats 
«L’insistance et une certaine forme d’agressivité parfois peuvent être des techniques efficaces. Ultimement, ce que le tribunal recherche, c’est la vérité. Même si vous me traitez de manipulatrice, ça va me couler sur le dos si ce n’est pas vrai»  
Me Marie-Pier Boulet, avocate criminaliste et associée du cabinet BMD Avocats 
«J’ai été avocate et moi aussi, j’ai déjà contre-interrogé de façon musclée dans ma vie. Et j’ai été sur le banc (comme juge) pendant 23 ans et j’en ai vu de toutes les couleurs»
Nicole Gibeault, juge à la retraite
«La politesse, la courtoisie et le respect ne sont pas contradictoires avec un contre-interrogatoire musclé nécessaire à assurer une défense pleine et entière. Trouver les lacunes dans le témoignage d’un témoin et essayer d’ébranler sa crédibilité, c’est correct, mais il y a des limites. Le ton agressif à outrance, non !»
Nicole Gibeault, juge à la retraite

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