Alors que la Direction de la protection de la jeunesse célèbre ses 40 ans ce mois-ci, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe souhaite que sa propre histoire puisse donner espoir à tous les enfants en difficulté au Québec.
Bon an, mal an, près de 35 000 enfants sont pris en charge par la DPJ. Si les histoires négatives font souvent les manchettes, il y a aussi des enfants qui sortent grandis grâce à cet encadrement.
Et le nouveau ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, en est la preuve vivante. De l’âge de six à 14 ans, il a fréquenté trois ressources de la DPJ, soit une famille d’accueil, un foyer de groupe et une famille d’accueil au sein de sa propre famille.
Bien que son expérience ne fût pas traumatisante, il comprend très bien que ce soit un processus qui puisse laisser des traces.
«Je comprends, car ce n’est pas un processus facile. On doit souvent comparaître devant le tribunal alors qu’on est des enfants. On ne comprend pas toujours ce qui se passe. Comme il y a de parents aussi qui sont impliqués, c’est très émotif et souvent, ça dérape»
«Mais il ne faut pas oublier qu’il y a des cas où ça fonctionne bien. Ça m’a marqué, ça fait partie de qui je suis maintenant. Ç’a contribué à mes succès et aussi à certains de mes échecs»
«Dans mon cas, j’ai dû faire le deuil d’une enfance qui n’a pas été comme celle de la majorité des enfants. J’aurais aimé avoir l’occasion de vivre avec mes deux parents dans un cadre familial plus normal»
Il souhaite que son histoire puisse inspirer les jeunes qui sont actuellement pris en charge par la DPJ.
«Il y a toujours de l'espoir. Quand on décide de se prendre en mains et qu'on est bien accompagné, la DPJ peut bien le faire, on peut s'en sortir. Non seulement survivre, mais tirer notre épingle du jeu et faire ce qu'on aime dans la vie et relever des défis»