Alors que la saison hivernale bat son plein, les automobilistes doivent composer avec des conditions routières difficiles. Qu'il s'agisse de chutes de neige abondantes, de chaussées glacées ou de la présence de véhicules d'urgence, les occasions de ralentir et de conduire avec prudence sont nombreuses.
Bon nombre de conducteurs profitent de ces ralentissements pour activer leurs feux de détresse (les fameux « quatre clignotants ») afin d'indiquer qu’ils circulent à faible vitesse. Mais attention : ce geste n’est pas anodin et pourrait même s'avérer illégal selon la réglementation en vigueur.
Chaque province canadienne possède en effet ses propres règles concernant l’usage des feux de détresse en mouvement. Avant de prendre la route et de traverser les différentes régions du pays, il est essentiel de bien connaître ces distinctions.
L'Ouest canadien et les Prairies
Dans l’Ouest, l’approche varie. En Colombie-Britannique, l’utilisation des feux de détresse est tolérée lorsqu’un véhicule circule lentement ou représente un risque, notamment en cas de conditions météorologiques sévères. En Alberta, l’usage est plus encadré : l'Alberta Motor Association (AMA) rappelle qu'ils servent à signaler que votre véhicule est un danger. Les utiliser uniquement parce que la circulation ralentit peut être risqué, car cela masque vos intentions de changement de voie.
Au Manitoba et en Saskatchewan, les feux de détresse sont généralement réservés aux situations où le véhicule constitue un danger potentiel, par exemple s’il roule à une vitesse anormalement réduite ou s'il doit s'immobiliser sur la chaussée.
Le flou en Ontario
En Ontario, la situation est plus nuancée. Bien que le Code de la route ne précise pas de manière exhaustive toutes les situations permises en roulant, la police provinciale (OPP) déconseille généralement de circuler avec les feux de détresse activés. La raison est simple : cela désactive souvent les clignotants, empêchant les autres conducteurs de prévoir vos manœuvres.
La rigueur au Québec
Au Québec, la règle est stricte. Selon le Code de la sécurité routière, les feux de détresse doivent être utilisés uniquement lorsque le véhicule est immobilisé ou s'il constitue un obstacle ou un danger pour les autres usagers. Les activer simplement parce que la chaussée est enneigée ou que votre vitesse est réduite n'est pas conforme à la loi.
Contrastes dans les Maritimes
Dans les provinces de l’Atlantique, les règles divergent fortement. En Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador, la réglementation est plus permissive. À l’Île-du-Prince-Édouard, en revanche, les autorités rappellent souvent que les feux de détresse sont réservés aux urgences réelles ou aux véhicules arrêtés ; leur usage en mouvement lors de tempêtes mineures est déconseillé. Le Nouveau-Brunswick adopte une position similaire, limitant leur usage aux cas de nécessité absolue.
Le mot de la fin
Pour tout automobiliste, la meilleure pratique demeure universelle : utilisez les feux de détresse uniquement pour signaler un danger réel ou une panne. En hiver, la prudence est de mise, mais elle doit s'exercer dans le respect des règles propres à chaque province.
Contenu original de auto123.