Aller au contenu
Francos de Montréal

Le Roy, la Rose et le Lou[p]: l’union fait la force

Le Roy, la Rose et le Lou[p]: l’union fait la force
Lou-Adriane Cassidy, Thierry Larose et Ariane Roy / Victor Diaz Lamich/Courtoisie Francos de Montréal

Thierry Larose a vu ses deux disques en lice parmi les 40 finalistes au prix Polaris, Ariane Roy a été la révélation de l’année à l’ADISQ en 2022, année où Lou-Adriane Cassidy a remporté celui d’artiste de l’année au Gala de la musique indépendante du Québec.

C’est pourtant ensemble que le jeune trio de choc de la pop-rock francophone québécoise devient encore plus éclatant et essentiel que la somme de ses parties par l’entremise du spectacle Le Roy, la Rose et le Lou[p]:

Le groupe l’a représenté de nouveau aux Francos de Montréal, samedi, au MTelus, devant une foule aussi conquise que survoltée. On dit de nouveau, car ce concert présenté aux Francos en 2022 est devenu une mini-tournée en 2023 et même un disque enregistré en spectacle qui vient de paraître. Donc, Roy, Larose et Cassidy relançaient la machine pour neuf concerts dans les festivals québécois durant les prochains mois.

Victor Diaz Lamich/Francos de Montréal

Source: Victor Diaz Lamich/Francos de Montréal

Qu’est-ce qui fait qu’ils sont meilleurs ensembles qu’individuellement? L’entrée en scène donnait déjà une partie de la réponse. Assis sur des tabourets, le trio a enchaîné trois chansons (Ta main, Si tu comprends pas maintenant (tu comprendras peut-être jamais) et La fin du monde à tous les jours) de leurs répertoires respectifs où la complémentarité des voix et la présence d’harmonies magnifiaient les offrandes.

Remarquez, Larose joue au sein du groupe de Cassidy et réciproquement. Quant aux deux musiciennes, elles se connaissent depuis l’enfance. Pour ce qui est du nom du spectacle – et maintenant du disque -, c’est évidemment un clin d’œil au spectacle de 1974 – Le Loup, le renard le lion – avec Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Robert Charlebois.

Visiblement, les festivaliers qui remplissaient le MTelus samedi étaient autant acquis à l’un ou à l’une des artistes. Les refrains étaient souvent repris à l’unisson, peu importe laquelle des plumes était le créateur de l’œuvre.

Lou-Adriane Cassidy et Ariane Roy/Benoît Rousseau/Francos de Montréal.

Source: Lou-Adriane Cassidy et Ariane Roy/Benoît Rousseau/Francos de Montréal.

Thierry Larose a fait mouche avec la fédératrice Portrait d'une Marianne, la touchante La baleine et moi ainsi qu’avec Plein prix, qui valait le coup et le coût. Avec des poses parfois menaçantes avec ses guitares, Ariane Roy avait souvent des allures de PJ Harvey. La foule a battu la mesure durant Tu voulais parler, elle a transcendé Si je rampe et fait dans la défonce avec Kundah. Quant à Lou-Adriane Cassidy, elle a chanté et dansé comme une possédée. Imaginez une Björk ou une Patti Smith déjantée. Il y avait quelque chose de sensuel et de sauvage dans la manière d’interpréter et de se mouvoir avec la nouvelle Je pars en vacances – qui a décoiffé -, l’explosive J’espère encore et Entre mes jambes, chanson qu’elle a fini d’interpréter à genoux sur scène.

Cela dit, c’est probablement Fille à porter, interprétée éperdument par Roy et Cassidy avec le concours de la foule qui ne se pouvait plus qui probablement été le plus grand moment de ce concert ponctué de grands moments en raison de l’apport d’un formidable groupe de musicien(e)s qui accompagnait le trio.

Benoit Rousseau/Francos de Montréal

Source: Benoit Rousseau/Francos de Montréal

En remerciant la foule avant l’ultime rappel – le thème de Le Roy, la Rose et le Lou[p]: Thierry Larose a rappelé que l’idée de cette collaboration était, justement, de créer quelque chose de plus grand que le trio de base. Mission plus que réussie.

«On a célébré la collectivité et la culture québécoise», a-t-il dit, sous les applaudissements d’une foule ravie et comblée.

«Et ça a commencé aux Francos quand tu as gagné le prix Félix-Leclerc (en 2022)», a lui a rappelé Ariane Roy.

«Et tu l’as gagné par la suite (en 2023)», a répondu Larose.

«Je me demande bien qui va le gagner cette année?», a souligné Roy.

Vous l’avez deviné, c’est à ce moment que les représentants du prix Félix-Leclerc sont montés sur scène pour apprendre à Lou-Adriane Cassidy qu’elle était la lauréate 2024. Les trois membres du trio – dans la mi-vingtaine - ont donc désormais remporté ce prestigieux prix...

Il y a 20 ans, je désignais comme étant les «nouveaux rois» les artistes (Les Cowboys Fringants, Loco Locass, Pierre Lapointe, Ariane Moffatt, Vincent Vallières, Dumas, etc.) dont les disques parus en début de siècle les avaient propulsés à l’avant-scène.

Nul doute que Thierry Larose, Ariane Roy et Lou-Adriane Cassidy font partie des nouveaux rois et reines du Québec musical des années 2020.

Albin de la Simone en version québécoise

Albin de la Simone est venu avec une belle régularité au Québec lors des vingt dernières années, bâtissant de solides liens avec les artistes d’ici. C’est d’ailleurs avec un trio de musiciens de chez nous – Joseph Marchand (guitares), Robbie Kuster (batterie) et Virginie Reid (claviers) - qu’il s’est produit, vendredi et samedi, à la 5e salle de la Place des Arts.

En dépit de cet apport local, Albin demeure Albin, le Français nul pareil à un autre. Cette poésie inhérente à ses textes, sa manière de structurer ses chansons - dont une poignée étaient des versions chantées d’instrumentales de son disque d’il y a trois ans – et sa façon de raconter ses histoires, comme sa forme d’émancipation à l’adolescence dans son village de 150 personnes, n’appartiennent à personne d’autre.

I

Albin de la Simone/Victor Diaz Lamich/Francos de Montréal.

Source: Albin de la Simone/Victor Diaz Lamich/Francos de Montréal.

ll nous amène donc sans son univers avec la magnifique Les cent prochaines années, nous remue les tripes avec Un homme, nous fait voir un adolescent par la vision de ses parents (Ta mère et moi) et nous parle, bien sûr, du Grand amour. Approche délicate sur les claviers ou à la basse, instrumentation précise, effet garanti.

Parlant d’amis du Québec, il a rappelé qu’il s’est joint à Beyries, il y a quelques semaines, à Paris, pour interpréter leur duo né d’une collaboration improbable. Et comme il était à Montréal, il s’est demandé si cette dernière était dans la salle. Pardi! Beyries est venue le rejoindre sur scène pour une version sensible et touchante claviers-voix de Derrière le jour.

Visiblement, Albin de la Simone voulait un maximum d’amis québécois avec lui cette année. Et ils et elles ont répondu à l'appel.

Abonnez-vous à l’infolettre du 98.5 Montréal!Abonnez-vous à l’infolettre du 98.5 Montréal!
En m’abonnant, j’accepte de recevoir des communications par courriel de Cogeco Média et de ses sociétés affiliées, y compris des nouvelles, des mises à jour, des activités et des concours. Vous pouvez vous désabonner en tout temps en utilisant le lien au bas de nos courriels ou en nous contactant par le biais de notre Politique en matière de protection des renseignements personnels. Veuillez noter, cependant, que nous pouvons continuer à vous envoyer des communications liées au service et d’autres communications non commerciales. Ce site est protégé par reCAPTCHA et la politique de confidentialité de Google et les les conditions d'utilisation s'appliquent.

Vous aimerez aussi

L’écoute en direct débutera à la suite de ce message publicitaire.
L'effet Lavallée
En direct
En ondes jusqu’à 12:00