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Osheaga, jour 3

Festival Osheaga: une édition record de 155 000 spectateurs

Festival Osheaga: une édition record de 155 000 spectateurs
Kendrick Lamar / Tim Snow/evenko

Qui avait prédit un record d’affluence, cette année, au festival Osheaga? C’est pourtant ce qui s’est produit en fin de semaine au parc Jean-Drapeau lorsque 155 000 festivaliers se sont déplacés pour voir une centaine de groupes, d’artistes et de DJ.

«C’est notre plus grosse année. Notre plus grosse année en termes de vente de billets et d’achalandage pour le festival depuis ses débuts. C’est incroyable de voir après 16 ans que le «brand» rajeunit», a déclaré Nick Farkas, le vice-président concerts et événements chez evenko.

Une foule monstre pour Kendrick Lamar/Tim Snow/evenko

Source: Une foule monstre pour Kendrick Lamar/Tim Snow/evenko

Après une soirée de 47 000 spectateurs, vendredi, le festival a fait salle comble deux fois, à coup de 54 000 entrées quotidiennes. Vendredi, Charlotte Cardin est venue à la rescousse en offrant un concert mémorable dans la même case horaire – avant-dernière à se produire - que la Française Aya Nakamura qui avait déclaré forfait 48 heures plus tôt.

«Charlotte a confirmé en moins de cinq heures. C’était un miracle et elle nous a offert un tout autre show à ce qu’elle nous avait habitués», a souligné Farkas.

Kendrick Lamar en clôture

Attendu avec – presque – autant de fébrilité que Billie Eilish la veille, Kendrick Lamar est venu clore ce festival record, dimanche, avec une prestation de près de 75 minutes durant laquelle il a survolé son répertoire.

Comme il l’avait fait il y a huit ans au même endroit, l’Américain ne s’est jamais éloigné de l’essence de son œuvre qui repose sur son propos. Lamar n’est pas de cette trempe de rappeurs qui hurlent et sautillent partout en hurlant «make some noise!» à toutes les trente secondes ou qui utilisent le mot en F… une douzaine de fois durant une chanson. Bien plus raffiné que ça, le gars originaire de Compton.

Kendrick Lamar/Tim Snow/evenko

Source: Kendrick Lamar/Tim Snow/evenko

Posé, tout en maîtrise, avec une élocution impeccable, Lamar déverse son flot de paroles avec un débit rapide, mais sans jamais dérailler. Rien, dans son concert, ne détourne l’attention de ses paroles. Des œuvres d’art naïf, quelques numéros avec des lasers et un minimum d’effets pyrotechniques ont soutenu l’artiste, tout comme un groupe de danseurs vêtus de façon identique qui grossissait au fur et à mesure que le concert progressait. Les musiciens, eux, étaient hors du champ de vision des spectateurs. Minimaliste, somme toute, selon les standards d’aujourd’hui.

Les festivaliers ont pu l’accompagner vocalement sur des tas de succès anciens et plus récents : N95 (excellente), m.A.A.d City (de la bombe), Backseat Freestyle (le délire), LOYALTY et DNA (rassembleuses) et Bitch, Don’t Kill My Vibe (vibrante).

L’enchaînement entre les morceaux a souvent été ponctué de courtes pauses qui ont quelque peu émoussé le rythme. Lamar, lui-même peu bavard, semblait presque distant, du moins en apparence, en regard de ce qu’il nous avait démontré en 2015. Il a néanmoins salué le talent d’une poignée de festivaliers qui ont chanté toutes les paroles de ses chansons en leur signant des autographes en fin de parcours.

En rafale

Des moments commentés et des commentaires de choses, gens, artistes et événements survenus durant les trois jours.

Le truc charmant: Le spectateur qui demande sa blonde en mariage durant le set du DJ Hayden James.

L’invitée surprise: Nelly Furtado qui se pointe sans prévenir durant le set de Lido Pimienta et qui participe au concert de Bomba Estéro, 90 minutes plus tard. Ce week-end, à Osheaga, le mot d’ordre était: où est Nelly?

Nelly Furtado (à gauche) avec Bomba Estéro (au centre)/Frédérique Ménard-Aubin/evenko

Source: Nelly Furtado (à gauche) avec Bomba Estéro (au centre)/Frédérique Ménard-Aubin/evenko

L’électrochoc découverte: Fred again… qui met le feu au parc Jean-Drapeau avant Kendrick Lamar. Et il n’a que 22 ans.

La voix céleste: Madeline Follin, moitié du duo new-yorkais de Cults. Vêtue de sa tenue d’une autre époque, sa voix aérienne nous a transporté.

Cults/Tim Snow/evenko

Source: Cults/Tim Snow/evenko

Les meilleurs accessoires: Deux coussins gonflables - une tranche de melon d’eau et un petit bateau – sur lesquels des spectateurs et spectatrices sont montés pour être portés par la foule durant la prestation de Goth Babe, une curieuse bibitte qui a offert un set un peu tout croche, mais hautement festif. Un original.

La fête dans la foule/Tim Snow/evenko

Source: La fête dans la foule/Tim Snow/evenko

La coupure de son: Adekunle Gold qui se fait couper le son à 17h30 sur la scène Verte parce Bomba Estéro commence son set sur la scène de la Vallée, juste à côté. Le premier a commencé sa prestation en retard à cause d'un problème technique. Cruel. Ça nous a néanmoins rappelé quand The Cure s’est fait couper le son à 23h sur la grande scène, il y a dix ans cette année.

L’instrument hors normes: le gong du groupe Japanese Breakfast.

Japanese Breakfast/Frédérique Ménard-Aubin

Source: Japanese Breakfast/Frédérique Ménard-Aubin

Lollapalooza contre Osheaga: Le duo de Sofi Tukker avait un décor pour rivaliser avec certaines scènes du film Barbie, des beats dansants, des lignes de guitare mordantes et des danseurs. Et en plus, ils ont mis sur pied un concours durant lequel ils décernaient des points aux spectateurs selon leur exubérance.

Le but? Battre le score de ceux présents à Chicago, la veille, lors de la Lollapalooza. L’un des concerts les plus explosifs du week-end.

Le duo de Sofi Tukker/Tim Snow/evenko

Source: Le duo de Sofi Tukker/Tim Snow/evenko

On a aimé: L’ambiance générale, les sourires à profusion, le bonheur palpable des festivaliers, la variété de l’offre bouffe - notamment, les fruits frais - et la température – idéale – durant trois jours.

On a moins aimé: Le redécoupage du site – décision de la Société du parc Jean-Drapeau – qui nous a privés de la magnifique zone boisée du parc.

Mais comme la mairesse Valérie Plante est venue au festival pour la première fois, samedi, Nick Farkas estime que tout le monde «est sur la même longueur d’ondes» et que la pérennité de l’événement sur l’île est assurée à «100 %».

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