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Vaccin pour la COVID-19 : un minimum de 18 à 24 mois

Vaccin pour la COVID-19 : un minimum de 18 à 24 mois
U de Mtl

En entrevue avec Paul Arcand, la présidente de la Société canadienne pour la virologie, Nathalie Grandvaux, a indiqué que les scientifiques du monde entier mettaient tous les efforts nécessaires pour développer un vaccin.  

Professeure en biochimie à l'Université de Montréal, Nathalie Grandvaux co-dirige également le Réseau Québécois COVID qui vise à coordonner les efforts de recherche dans le cadre de la pandémie du coronavirus.

Selon elle, le gouvernement québécois a réussi à aplanir la courbe, mais une incertitude demeure.

«Mais combien de temps ce plateau va durer? C’est là la question qu’il faudra suivre au cours des prochaines semaines»

Quant à la situation critique dans les CHSLD, il n’y a pas de recette miracle. Il faut bien se protéger quand on y offre des soins.

Un vaccin bientôt?

La chercheure indique qu’il y a environ 40 études qui testent actuellement l’efficacité d’un vaccin potentiel, mais que cette solution demeure une option à long terme.

 

«Pour développer un vaccin et arriver avec un produit en lequel on a confiance à injecter à des gens, ça va prendre un minimum de 18 à 24 mois»

Les scientifiques travaillent aussi afin de trouver un médicament capable de soigner les patients atteints de la COVID-19, notamment pour diminuer l’intensité de leurs symptômes.

Rouvrir les écoles ?

«Ce qu’il faut réaliser, et les chiffres de l’OMS le confirment, c’est que la majorité de la population n’a pas encore connu le virus. On n’a pas encore développé l’immunité de groupe de manière très forte pour le moment. Donc, en recommençant la vie en envoyant les enfants à l’école, il faut prendre conscience que les enfants, tout comme toutes les personnes asymptomatiques, peuvent être un vecteur. Donc, il faut réorganiser notre vie en sachant que le virus va continuer de se propager, que l’immunité de groupe va continuer de se développer et qu’on va encore continuer d’avoir des gens avec des symptômes sévères. Il faut trouver un équilibre»

«On ne connaît pas l’effet des saisons sur ce virus. S’il disparaît cet été, le danger c’est que tout le monde se sente protégé et qu’il revienne cet automne, en même temps que la grippe et virus respiratoire. Et là, notre système de santé va être submergé avec trois virus plutôt qu’un»

Conférence publique

Jeudi le 23 avril à 17h30 sur la page Facebook Art et science, le public pourra poser des questions en direct à Madame Grandvaux.

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