Au micro de Patrick Lagacé, mardi, l’ancien ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a commenté la sortie publique du premier ministre François Legault.
Alors que les blocus ferroviaires et les barricades routières se multiplient au Québec, le premier ministre, François Legault, a exprimé son impatience et a qualifié la situation d’urgente.
Invoquant l'impact de ces blocus et barricades sur l'économie québécoise, les pertes d'emplois et le manque d'approvisionnement de certains produits, M. Legault estime que les barricades doivent être démantelées.
«Je fais confiance à la Sûreté du Québec pour prendre toutes les mesures possibles et d’agir si possible avec les peacekeepers. Par contre, il y a une urgence de rétablir le service pour l’économie du Québec»
«On perd plus de 100 millions de dollars par jour actuellement, juste pour l’économie du Québec. Il y a des personnes qui souffrent, et trois semaines, c’est très long»
«On sait qu’il y a des Mohawks qui sont armés, on est très prudents, mais j’ai confiance que la Sûreté du Québec va réussir à démanteler les barricades un peu partout au Québec»
Prioriser une solution négociée
Selon l’ancien ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, la sortie publique de M. Legault avait deux objectifs.
«D’abord, il fait une déclaration politique où il dit qu’il faut que ça cesse. Il sait que les gens sont impatients, il comprend que les voyageurs sont excédés. Puis, il donne un message aux policiers en leur disant qu’ils ont l’autorisation du gouvernement pour intervenir si vous le jugez à propos. Le gouvernement du Québec ne peut pas donner l’ordre à la SQ d’intervenir comme il ne peut pas empêcher la SQ d’intervenir»
Malgré ce vote de confiance gouvernemental, la SQ agira avec beaucoup de prudence, selon Jacques Dupuis.
«Il y a encore des possibilités d’une résolution pacifique. Évidemment, il faut que M. Trudeau y mette du sien. Il faut qu’il s’implique personnellement auprès des communautés»
«Pour que le problème du blocage des voies ferrées au Canada soit réglé, il faudrait d’abord qu’il y ait une action concertée et simultanée partout au Canada des forces policières»