L'Unité permanente anticorruption ferme l'enquête sur les allégations de corruption à la Société immobilière du Québec.
Par voie de communiqué, l'UPAC indique que les conditions ne sont pas réunies pour déposer des accusations.
Dans un communiqué, le commissaire Frédérick Gaudreau indique qu'après avoir procédé à l'analyse de l'ensemble des dossiers d'enquête pour évaluer l'avancement et la pertinence de maintenir cette enquête, il en arrive à la conclusion qu'il doit mettre fin à ce projet.
Selon lui, les conditions ne sont pas réunies pour aller plus loin et soumettre une demande d'intenter des procédures au Directeur des poursuites criminelles et pénales.
L'UPAC annonce donc la fermeture de ce dossier ouvert en 2010, dont l'émission Enquête de Radio-Canada avait révélé la teneur en 2016.
Un ex-PDG de la SIQ et trois collecteurs de fonds du Parti libéral du Québec étaient soupçonnés de s'être partagé deux millions de dollars en marge de transactions immobilières du gouvernement.
La journaliste animatrice d'Enquête, Marie-Maude Denis, a réagi en entrevue avec Bernard Drainville au 98,5.
«À l’époque des transactions douteuses, c’est l’appareil gouvernement qui gère tout l’immobilier du gouvernement. Tous les bureaux de fonctionnaires, tout ça était géré par la Société immobilière du Québec. […] Il y avait des mouvements d’argent en Suisse, en Belgique, au Liechtenstein, aux Bahamas, en Autriche, des courriels incriminants et les transactions étaient complètement au désavantage des contribuables québécois.»