Le parcours professionnel d’Enrico Ciccone pourrait être perçu comme celui d’un homme qui n’a cessé de se battre et de débattre.
Dans l’arène sportive tout d’abord, en qualité de joueur de la Ligue nationale de hockey au sein de sept formations.
Dans l’arène médiatique ensuite, en qualité de commentateur ou d’analyste sportif auprès de divers réseaux ou stations.
Et, finalement, dans l’arène politique depuis son élection comme député de Marquette pour le Parti libéral du Québec en octobre 2018.
Dans une longue entrevue accordée à Jérémie Rainville aux Amateurs de Sports, Enrico Ciconne a tracé un parallèle entre ses trois vies professionnelles. Selon lui, ce qu’il fait aujourd’hui en tant que politicien « n’a pas changé » en regard de ce qu’il faisait dans le passé.
« Si on regarde mon parcours du passé, au hockey, ce que je faisais sur la glace; même dans les médias, quand je prenais position, et comme agent de joueurs, c’est toujours de défendre quelqu’un.
« C’est toujours de voir que la vie des gens soit meilleure. Que la vie des jeunes soit meilleure. Aller au front. Porter le drapeau. Et je l’ai fait depuis que je suis tout petit dans la cour d’école. Et aujourd’hui, c’est un retour à ce que je faisais dans le passé. Ce n’est pas différent. C’est juste des règlements différents et des lois différentes… »
Politique partisane, bonnes idées, sport rassembleur… L’ex-joueur du Canadien explique comment ses perceptions ont évolué depuis qu’il est membre de l’Assemblée nationale. Est-ce que la «game» de la politique est plus dure que celle du sport ou des médias?
« Ce n’est pas pareil. Souvent, tu ne le vois pas venir. Parfois, il y a un député ou un ministre qui va déposer un projet de loi ou une demande de mandat d’initiative, qui va arriver avec quelque chose de bon. Là, on va tenter de le discréditer. Moi, je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas juste dire : «non, on ne voit pas ça comme ça, ça ne nous intéresse pas».
« On me demande qu’est-ce qui est le plus difficile, la politique ou le sport? Moi, le sport, ça se réglait en 30 secondes. Dès fois, 45… Et si c’était Bob Probert, c’était une minute et 10, se souvient l’ancien homme fort (rires).
« En politique, tu ne vois pas souvent venir le coup et c’est un peu plus long pour régler des dossiers. Au niveau des médias, aussi, je trouve ça différent. Les gens des médias de la politique et du sport, ce n’est pas pareil. J’ai travaillé dans le domaine de l’analyse sportive.
« Si j’avais porté mon chandail du Canadien quand je faisais mes analyses du match du Canadien, mon boss m’aurait dit : « Heille! Enlève ton chandail. Sois objectif. » Mais dans le monde des chroniqueurs politiques, ils font toujours leur analyse avec leur allégeance politique. Pas tout le monde, mais plus souvent qu’à leur tour. »
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